Ne vivons plus comme des esclaves !
FESTIVAL RÉSISTANCES FOIX - FESTIVAL INTERNATIONAL THESSALONIQUE - FESTIVAL INTERNATIONAL ALGER - FESTIVAL ATTAC IMAGES MOUVEMENTÉES PARIS
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM GROLANDAIS TOULOUSE - FORUM SOCIAL LIBERTAIRE MERLIEUX - FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM MÉDITERRANÉEN BRUXELLES
FESTIVAL DU FILM ENGAGÉ CLERMONT-FERRAND - FESTIVAL BOBINES REBELLES ST-GOBAIN - FESTIVAL DU DOC ST-MARTIN-DE-VALAMAS - FESTIVAL BOBINES SOCIALES PARIS
FESTIVAL ÉCHOS D’ICI ÉCHOS D’AILLEURS LABASTIDE-ROUAIROUX - FESTIVAL ZONES PORTUAIRES MARSEILLE-PORT-DE-BOUC - FESTIVAL MÉMOIRES À VIF LIMOGES

Ante-Scriptum : ALERTE NOUVEAU FILM ! Pour celles et ceux qui le peuvent et le désirent, au dernier bilan, nous sommes encore à moins de 50% de l’objectif nécessaire pour le nouveau film Je lutte donc je suis. Voir le détail ici : Souscription de soutien "Je lutte donc je suis". Merci de faire circuler l’info pour nous aider à sortir ce film important dans les temps, avec tous les moyens techniques, communicationnels et matériels nécessaires. Les trois prochaines semaines seront déterminantes. Ce nouveau film est aussi le vôtre. Il sera mis en ligne gratuitement, dans plusieurs langues, dès sa sortie, comme l’a été Ne vivons plus comme des esclaves.


Depuis ce jeudi 25 juin 2015 :
les NOUVELLES CONTRE-INFORMATIONS SUR LA GRÈCE
sont désormais toutes regroupées sur le site
http://jeluttedoncjesuis.net

(nouveautés chaque jour, en ce moment)

CONTRE-INFORMATION
SUR LA SITUATION EN GRÈCE

Mercredi 24 juin 2015, 21h30.

LA PRESSION POPULAIRE QUI MONTE EN GRÈCE
S’EST FAIT SENTIR À BRUXELLES : LA TRAHISON DE TSIPRAS,
ANNONCÉE HIER PAR TOUS LES MÉDIAS DOMINANTS,
N’A PAS EU LIEU !

Un vent de protestation, de rumeurs et de lutte commence à souffler partout en Grèce. Les appels à la mobilisation, dont celui de Stathis Kouvelakis (qui l’a fait depuis Londres, en plein mois de juin : petit clin d’œil à l’ami), ont été entendus. Les initiatives spontanées n’ont pas manqué également. Les discussions dans les réseaux politiques ont duré toute la nuit et continuent à l’heure qu’il est. Tout le monde, ou presque, s’en mêle : c’est notre affaire à tou-te-s. Les téléphones chauffent. Les mails fument. Les forums Internet prennent feu. Les manifestations se multiplient. Les actions symboliques aussi. La pression ne cesse plus de monter à Athènes et ailleurs.

Alexis Tsipras était visiblement très fatigué et tendu à son arrivé, aujourd’hui vers midi à Bruxelles. On sait pourquoi.

Les négociations se sont brutalement durcies, d’après les premiers retours qui nous parviennent. Il est à noter que des arguments laissés de côté, hier, ont été utilisés aujourd’hui, provoquant le blocage total de la situation.

Cette réunion préliminaire mais cruciale, avec Junker et Lagarde, qui devait préparer l’Eurogroupe de ce soir avec des propositions communes, s’est terminée sans la trahison annoncée depuis hier par tous les médias dominants. Les charognards de nos aléas, si prompts à distiller la résignation et la soumission, qui se frottaient déjà les mains et avaient mis au frais le champagne, devront encore patienter. L’accord calamiteux qui devait faciliter la réunion de l’Eurogroupe a donc été repoussé. Juncker et Lagarde ont fait grise mine et ont discuté longuement hors micros pendant la pause. Par la suite, l’Eurogroupe s’est réuni et n’a duré qu’une heure. Une heure seulement ! Rien a valider pour l’instant : la situation est belle et bien bloquée, même si les discussions avec les créanciers continuent mollement ce soir.

Pour l’instant, Tsipras n’a pas lâché, contrairement à ce que les vautours annonçaient, mais la révolte continue de gronder au sud-est de l’Europe devant les pièges grossiers qui nous sont tendus et les prochaines épreuves, à commencer par la prochaine réunion de l’Eurogroupe qui aura lieu demain, cette fois à 13 heures.

Désolé les Pujadas, Barbier, Apathie et autres pantins, mais il faudra encore attendre pour sonner le glas du vent de révolte et d’espoir qui souffle en Grèce. Nous sommes debout et nous ne nous laisserons pas faire. Tsipras le sait. Ses interlocuteurs aussi.

CE SOIR, POUR L’INSTANT, C’EST NOUS QUI BUVONS LE RAKI !

A la santé de toutes celles et ceux que nous remercions fraternellement de lutter avec nous !

Yannis Youlountas

PJ : pour fêter ce sursis, ce soir, voici un souvenir en musique, pour ne jamais baisser les bras :

LA CHANSON QUI ME TROTTAIT DANS LA TÊTE
DURANT LE TOURNAGE DE
NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES
ET ME RAPPELAIT LA FORCE DE L’HISTOIRE EN MARCHE.

Quand j’étais enfant, mon grand père crétois, dont je porte le nom et le prénom, me jouait souvent de la lyre et me parlait de NIKOS XILOURIS, un célèbre chanteur et joueur de lyre, né quelques années après lui dans le village voisin, près de Réthymnon. Il me faisait notamment écouter une magnifique chanson à jamais gravée dans ma mémoire et qui m’arrache parfois des larmes, mais des larmes de joie, d’amour et de désir de lutter. Une chanson qui parlait d’esclaves (δούλοι, douli) de l’humain maltraité comme un âne, et de marche persévérante et passionnée vers l’émancipation et l’utopie. Une chanson qui disait que la vie n’a pas de sens si on ne lutte pas, avec d’autres, pour la transformer.

Cette chanson, c’était "La ballade de monsieur Mentiou" d’après un poème de Kostas Varnalis.

Nikos Xilouris chantait avec tout son cœur, en serrant le poing, l’immense désir de révolte et d’émancipation des esclaves. En écoutant bien vous reconnaîtrez la répétition du mot "DOULI" (esclaves) qui vous rappellera l’expression NA MIN ZISOUMÉ SAN DOULI (ne vivons plus comme des esclaves). En plus, sur le disque qui me reste de cette époque, le visage de Nikos Xilouris me rappelle étrangement celui mon grand-père, comme s’il s’agissait d’un testament, d’un épitaphe, d’une recommandation à ne jamais oublier.

Άιντε θύμα άιντε ψώνιο / Bouge toi, victime, nigaud !
άιντε σύμβολο αιώνιο / Bouge toi, symbole éternel !
αν ξυπνήσεις μονομιάς / Si tu t’éveilles une fois pour toutes,
θα ’ρθει ανάποδα ο ντουνιάς / Le vent tournera enfin !

C’est pourquoi, plus efficace que tous les cafés du monde, cette chanson me trottait dans la tête, durant le tournage de NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES en 2013, et me rappelait la force de l’histoire en marche : 40 ans exactement après l’insurrection populaire de l’Ecole Polytechnique à Exarcheia, contre la dictature des Colonels en novembre 1973 (les images qui illustrent la chanson, mêlées de portraits de Nikos). L’écho de cette chanson me tenait éveillé 20 heures par jour, faisait palpiter mon cœur et toutes mes veines et me portait littéralement aux côtés de mes compagnons et camarades de lutte. Je ne sentais plus mes jambes, même au soir de journées interminables.

Un souvenir en musique qui nous invite à ne pas, à ne JAMAIS baisser les bras. Car l’Histoire n’est pas écrite d’avance. C’est notre histoire et il nous revient de l’écrire ensemble.

Y.Y.


CONTRE-INFORMATION
SUR LA SITUATION EN GRÈCE (23 JUIN 2015, 23H30)

Mardi 23 juin 2015 à 23h30. Les flash-infos vous disent, paraît-il, que tout est fini, que tout est mort. Vous les croyez ?

ATHÈNES A LA FIÈVRE...

Chacun fait ce qu’il a à faire et c’est bien ainsi. Chacun selon ses convictions. Chacun à sa façon. Chacun où il se trouve : anarchistes, syndicalistes, membres de Syriza dont Stathis Kouvelakis, députés frondeurs (47 ce soir qui demandent un vrai débat parlementaire sur le rapport préliminaire de l’audit sur la dette, récemment présenté par Eric Toussaint), etc.

MAIS L’HEURE DU BILAN DÉFINITIF EST ENCORE LOIN D’ÊTRE ARRIVÉE.

Ne croyez pas ce que vous racontent les médias dominants du pouvoir politico-financier qui se régale du trouble qu’il provoque et qui rêve déjà d’avoir éliminé toute résistance au bénéfice de la résignation et de la soumission. Ne croyez pas sa sempiternelle fin de l’Histoire. L’Histoire n’est pas finie. Elle se fait, se défait et surgit parfois. Rien n’est fini, nul part, loin de là.

Ne vous inquiétez pas pour nous. Nos dissensus sont nécessaires. Nos débats sont vitaux. Nos coups de gueules sont cruciaux. Le conflit, ce n’est pas la mort, mais la vie. Il n’y a pas lieu d’avoir peur, ni de croire ceux qui essaient de distiller la peur en zoomant sur nos différences et sur nos différents.

Au contraire, soyez heureux que ça bouge, que ça vit, que ça chante, que ça crie, que ça soutienne ou que ça contredise. Soyez rassurés que les braises soient encore chaudes et qu’Athènes ne dorme pas.

Soyez plutôt inquiets du peu de réaction dans d’autres pays, dont le vôtre, devant la politique abjecte de vos gouvernements.

Car, en réalité, la Grèce n’est pas un spectacle dont il faudrait attendre la fin. La Grèce n’est que le microcosme, le laboratoire, le prisme de tout un monde, sur un territoire encore et toujours en lutte, tiraillé par toutes les tentations, par tous les désirs et par toutes les peines. Et, surtout, il n’y a rien parce qu’il n’y a pas de fin. Il n’y a rien à attendre, mais tout à faire, partout, dès maintenant.

Avant que des charognards en tous genres ne viennent vous répéter, si ce n’est pas déjà le cas : « tu as vu la Grèce, tu as vu la Grèce ? », en essayant de tirer les marrons du feu et de vous vendre leur camelote politique, sortez, respirez, regardez dehors et demandez vous ce que vous pouvez faire, là où vous êtes.

L’enjeu est là et nulle part ailleurs. Il n’a pas de temps ni de lieu, car il s’appelle toujours « ici et maintenant ». Ce que vous appelez la Grèce est partout. La Grèce de la barbarie. La Grèce de la souffrance. La Grèce de la résistance. Partout en Europe et ailleurs. Cela s’appelle la vie. Cela s’appelle la lutte. Cela n’a pas de frontière ni d’époque. Cela ne dépend que de nous.

Ce soir, les flash-infos vous disent, parait-il, que tout est fini, que tout est mort, et se succèdent comme le glas de nos rêves. Vous les croyez ? Avons-nous vraiment abdiqué devant le pouvoir mortifère qui, partout, veut nous mettre à genoux ?

Pour ce qui est de la Grèce, la réponse n’est pas pour aujourd’hui, ni pour demain. Nous en reparlerons. Nous en reparlerons avec ce qui sera VRAIMENT signé (ou pas), jeudi soir à Bruxelles. Puis avec ce qui sera VRAIMENT voté (ou pas), dimanche au parlement, à Athènes. Puis avec ce qui sera VRAIMENT mis en œuvre (ou pas) dans les mois à venir en Grèce. Puis avec ce qui se passera VRAIMENT (ou pas) en octobre... De même que sans lutte, on n’arrive à rien, sans avancer suffisamment en chemin, on ne peut pas juger DÉFINITIVEMENT ni les hommes ni les actes.

Je lutte dès maintenant, mais je ne jugerai définitivement qu’à l’automne.

Yannis Youlountas

N’hésitez pas à partager, publier, diffuser pour celles/ceux qui cèdent trop vite, beaucoup trop vite, à la manipulation et à la résignation.


LETTRE D’INFO :

Yannis envoie un lettre de "contre-information" (mensuelle à 10 000 inscrits) principalement sur la situation en Grèce et d’autres infos ou analyses regroupées, au contenu variable. Ce sont les chats de Yannis qui s’en occupent. Pour vous inscrire ou inscrire un(e) ami(e), il suffit d’envoyer un courriel à courriel chats de gouttière en indiquant simplement "info yy" en objet.


FACEBOOK PROVISOIRE :

En raison de l’accélération de l’actualité et de la nécessité de contre-informer partout, notamment auprès des jeunes, Yannis a récemment décidé d’être présent provisoirement sur Facebook. Vous pouvez le lire et lui répondre ici : https://www.facebook.com/yyoulountas

Sa présence sur Facebook étant provisoire, nous vous recommandons de vous inscrire à sa lettre de "contre-information" (juste au-dessus).


CONTRE-INFORMATION
SUR LA SITUATION EN GRÈCE (22 JUIN 2015)

L’ANALYSE DE YANNIS (EN 28 MINUTES) SUR LES DESSOUS DU BATTAGE MÉDIATIQUE SUR LA GRÈCE, CETTE SEMAINE.
En particulier :
1 - Situation réelle et perspectives.
2 - Pourquoi les négociations vont aboutir.
3 - Pourquoi la dette finira par être annulée.
4 - Pourquoi le Grexit pourrait intervenir en octobre.


ORGANISER UNE PROJECTION-DÉBAT :

Programmation des projections-débats avec Yannis (réalisateur de Ne vivons plus comme des esclaves et de Je lutte donc je suis) :
Tél. 06 18 26 84 95 (Maud et Anepos) ou courriel Maud

Complément éventuel pour jeune public : profitant des recherches de Yannis en philosophie de l’éducation (situations de crise et nouvelles pratiques éducatives), une séance de goûter-philo ou d’éducation à l’image avec les enfants peut, éventuellement, compléter le séjour. Tant qu’à se déplacer, parfois loin, autant proposer également quelque chose pour le jeune public (par exemple l’après-midi même ou le lendemain matin), avec un objectif identique : s’informer et s’émanciper. Détails ici et .


Le prochain film se prépare : JE LUTTE DONC JE SUIS !
Voici le premier extrait, la première bande-annonce
et le site pour soutenir et partager !
On compte sur vous !

Tous les détails, ainsi que l’appel à soutien pour financer le film et le mettre en ligne gratuitement dès sa sortie :
http://jeluttedoncjesuis.net

Extrait 1 du film du film en préparation JE LUTTE DONC JE SUIS :

Bande-annonce du film en préparation JE LUTTE DONC JE SUIS (comme pour la première BA du film précédent, nous vous proposons une première BA longue pour vous présenter le film en cours de préparation, ses idées fortes, ses lieux et ses personnages de Grèce et d’Espagne, sur quelques unes des musiques en attendant quelques belles et grandes surprises) :

Pour soutenir la préparation de ce nouveau film afin de lui permettre de sortir et d’être mis en ligne gratuitement, tous les détails :
Souscription de soutien "Je lutte donc je suis"


Pour celles et ceux qui veulent
chanter la résistance en grec

C’est de saison ! Voici le KARAOKE de la chanson éponyme du film Ne vivons plus comme des esclaves :



Serez-vous capables de la chanter en grec, avec notre sous-titrage phonétique ?

Autre usage possible : dans les soirées de "profonde beaufitude karaokesque", entre le Sardou de la belle-sœur, la Souris verte du neveu et le Treinet de Mémé, certain-e-s pourront souffler un grand coup et raconter la résistance grecque en s’emparant du micro !.

Par ailleurs, nous venons d’apprendre que le film vient d’être programmé pour la vingtième fois sur ERT Open, la télévision publique grecque devenue autogérée, suite à l’interruption sans préavis du gouvernement. Voir le programme d’ERT Open du 10 décembre (à 17h30).

Idem pour la chanson, toujours aussi programmée sur les radios rebelles !


Résumé du film :
Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée.

Mini fiche technique :
Titre : NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES
Durée : 1h29. VF-VOSTF. Sortie : septembre 2013.
Support : DVD, Blu-ray ou fichier H264 MP4.
Coordinatrice diffusion : Maud, tél. 06 18 26 84 95
ou courriel Maud. Réalisateur : Yannis Youlountas, avec le concours de Maud Youlountas. Musiques : Ta Limania Xena, Cyril Gontier, Serge Utgé-Royo, Jean-François Brient, Raoul Vaneigem, Madame Nesia, Methismena Xotika, Horror Vacui, Xasmwdia, Martyn Jacques, Alpha Bang.

Bande-annonce (voir les 4 autres bandes-annonces ici) :


Si la haute définition semble trop élevée pour votre débit, cliquez sur 720 Quality durant le lancement et choisissez 480 Standard avant de mettre en plein écran.


Dernière radio du réalisateur sur France Culture le 23 janvier 2014 :


Sélections :
- Festival Résistances Foix
- Festival Zones Portuaires Marseille-Port-de-Bouc
- Festival international Thessalonique
- Festival international du film grolandais Toulouse
- Forum Social Libertaire Merlieux
- Festival Échos d’ici échos d’ailleurs Labastide-Rouairoux
- Festival Attac Images mouvementées Paris
- Festival Mémoires à vif Limoges
- Festival international du film méditerranéen Bruxelles
- Festival international du cinéma Alger
- Festival Bobines sociales Paris
- Festival Échos d’ici échos d’ailleurs Béziers
- Festival Bobines Rebelles St-Gobain
- Festival du film engagé Clemont-Ferrand
- Festival du doc St-Martin de Valamas

Actualité. Invités du 19 au 26 décembre 2013 au Festival international du cinéma d’Alger, dans le cadre des journées du film engagé, nous venons d’y recevoir le prix du FILM RÉSISTANT :

Nouvelles critiques. Accueil populaire très chaleureux de Ne vivons plus comme des esclaves à Alger (19-26 décembre 2013), avec de très belles critiques dans la presse nationale. Ci-dessous, la critique du film dans Algérie News est particulièrement étonnante dans le contexte politique et social algérien :
http://www.algerienews.info/a-comme-athenes-a-comme-anar

Entretien avec le quotidien Reporters Algérie :
http://www.reporters.dz/entretien-avec-yannis-youlountas-a-alger

Exemple d’un débat, filmé par Éric Jousse au festival d’Attac "Images mouvementées", le 24 novembre 2013 à Paris (d’autres débats seront bientôt mis en ligne, filmés dans des univers très variés et parfois étonnants) :

Celui-là était aux côtés de Thomas Coutrot, co-président d’Attac et économiste atterré. Un débat fraternel, sans hypocrisie ni retenue, "entre libertaire et marxiste" (dixit Thomas) que le public a semble-t-il apprécié, dans un esprit de convergence de luttes. Certains sujets ont fait l’objet de petites divergences de points de vue. Devinez lesquels (durée 57 min) !

SOMMAIRE DES SUJETS ABORDÉS
par Y.Youlountas et T.Coutrot (illustrés par des extraits du film)
1 min : Impact du film en Grèce (YY)
3 min : L’esclavage moderne (TC)
7 min : Vitalité des alternatives (TC)
8 min : Comment aider la résistance grecque ? (YY)
12 min : Bouleversements dans les médias (YY)
16 min : Anarchisme et marxisme (TC)
17 min : Démontage du mot crise (YY)
23 min : Marinaleda et Exarcheia (YY)
29 min : Ingérence politique ancienne (YY)
31 min : Comment l’un des lieux du film a été détruit (YY)
34 min : Les dessous de l’assassinat de Pavlos Fyssas (YY)
37 min : Violence et non-violence (YY)
39 min : Comment résister au fascisme ? (TC et YY)
45 min : Liberté de vivre autrement (YY)
47 min : L’exemple Islandais (TC)
50 min : Décroissance et État (YY)
52 min : L’esclavage par la surconsommation (YY)
55 min : Faire vivre ce film et le prolonger par des débats partout (TC)







Prochaines projections-débats
en présence du réalisateur :

Liste résumée en colonne de droite
ou liste détaillée ici, dans la rubrique
Agenda projections-débats.

Vous inscrire ou inscrire un(e) ami(e)
à la lettre d’info de Yannis et du film :
yannis(at)youlountas.net

Livre :
PARUTION DU LIVRE "EXARCHEIA LA NOIRE,
AU CŒUR DE LA GRÈCE QUI RÉSISTE"

Premier livre francophone sur l’incroyable quartier d’Athènes
signé Maud Youlountas (photos)
et Yannis Youlountas (textes)
préface de Mimi et Vangelis (habitants d’Exarcheia et intervenants du film)
en savoir plus et/ou le commander :
http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?rubrique23
ou http://youlountas.net/spip.php?article487

"Paris a son Quartier Latin, mémoire de mai 1968. Athènes a Exarcheia, où s’écrit, en ce moment même, l’Histoire. Nouveau bastion de la révolte et des utopies, au crépuscule d’une Europe qui s’enfonce dans la tyrannie économique. Rempart fraternel contre le retour du nazisme qui rôde partout ailleurs en Grèce. Berceau du slogan Ne vivons plus comme des esclaves. Plus qu’un quartier désormais. Un mythe."

Pour en savoir plus sur Exarcheia, la B.A. #3 de NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES :



Pour améliorer la qualité de l’image, lancez la vidéo, puis cliquez en bas à droite sur le rouage et choisissez 720pHD, avant de mettre en plein écran

Petites annonces du film :
ON RECHERCHE : toutes les traductions possibles uniquement de la phrase "Ne vivons plus comme des esclaves" (projet d’autocollant multilingue).
maud@nevivonspluscommedesesclaves.net

ON RECHERCHE : traduction intégrale du film en arabe, hébreu et esperanto, car très demandées, mais non proposées pour l’instant (bientôt disponibles : versions allemande, italienne, russe, bulgare, turque...).

INFOS FESTIVALS (suite). Encore trois sélections : Festival international du Film Méditérrannéen le 7 décembre à Bruxelles, Festival international du Film engagé d’Alger à partir du 19 décembre à Alger, et Festival Bobines sociales le 8 février à Paris.



Pavlos Fyssas :
Les projections sont précédées d’un hommage à notre ami et camarade Pavlos, assassiné par des fascistes ce 18 septembre au Pirée. Καλο ταξίδι φίλε... Γεια σου ρε Παυλο. Δεν ξεχναμε, δε συγχωρουμε.


Σιγά μην κλάψω, σιγά μη φοβηθώ
(prononcer : "Siga min klapso, siga mi fovitho",
ce qui veut dire : "Je ne vais pas pleurer, je ne crains rien")

Έγινε ο κόσμος μια μεγάλη φυλακή
κι εγώ ψάχνω έναν τρόπο τα δεσμά να σπάσω.
Έχω ένα μέρος που με περιμένει εκεί,
σε μια πολύ ψηλή κορφή πρέπει να φτάσω.
Γι’ αυτό απλώνω ξανά πολύ ψηλά τα δυο μου χέρια,
για να κλέψω λίγο φως από τα λαμπερά αστέρια.
Δεν αντέχω εδώ κάτω και κοντεύει να με πνίξει
των ανθρώπων η μιζέρια τόσο, όσο κι η θλίψη.

Δεν αντέχω άλλο κι όλοι αυτοί δε μου ταιριάξαν,
πήρα τ’άλλο μονοπάτι κι όχι αυτό που μου χαράξαν.
Ήταν δύσβατο, σκληρό και με παγίδες πολλές,
αγάπες σκάρτες και φίλοι φαρμακερές οχιές.

Είχε τέρατα με παράξενες στολές
που παραμονεύαν πάντοτε κρυφά μεσ’ στις σκιές,
Μην κοντοσταθείς αν πρόκειται ν’ ακολουθήσεις,
τα δόντια σφίξε γερά και μη δακρύσεις.
Εγώ το πήγα και το έφτασα στο τέρμα
κι όπως γράφουν στα βιβλία οι παλιοί σοφοί,
όταν θα φτάσει ο ήλιος στο τελευταίο γέρμα,
θα βάλουνε φωτιά από ψηλά οι αετοί.

Για όσους με πρόδωσαν με πίσω μαχαιριές, θέλω να ξέρουν ότι
σιγά μην κλάψω.
Και για αυτές τις αγάπες τις παλιές, θέλω να ξέρουν ότι
σιγά μην κλάψω.
Κι όσοι μ’απείλησαν με πύρινα δεσμά, θέλω να ξέρουν ότι
σιγά μη φοβηθώ.
Να’ρθούνε να με βρουν στην κορυφή ψηλά, τους περιμένω και
σιγά μη φοβηθώ.

Μου είπαν να μην κάνω όνειρα τρελά,
να μην τολμήσω να κοιτάξω τα αστέρια,
μα εγώ ποτέ μου δεν τους πήρα σοβαρά,
πήρα τον κόσμο ολόκληρο στα δυο μου χέρια.
Θέλουνε τώρα να μου φτιάξουν μια φωλιά,
που εκεί πάνω της το φόβο, την ασχήμια
κι ένα κλάμα γοερό και μια αλυσίδα βαριά,
κουβαλάει την κατάρα των θεών και τη βλασφήμια.
Δε θα δακρύσω μια και δε θα φοβηθώ.
Δε θα αφήσω να μου κλέψουν τα όνειρα μου,
ελεύθερα, ψηλά, πολύ ψηλά πετώ
κι όλοι ζηλεύουν τα περήφανα κι αδέσμευτα φτερά μου.
Και περιμένω κι άλλα αδέρφια για να ’ρθουν
σ’ αυτήν την κορυφή που όλους περιμένει,
αρκεί να μη δακρύσουν και να μη φοβηθούν
σ’ αυτήν την έξυπνη απάτη, την καλοστημένη.

Παύλος Φύσσας / Pavlos Fyssas
(10 avril 1979 - 18 septembre 2013)

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